10 raisons pour lesquelles le deuil par suicide est si difficile à traverser
C’est inattendu
Rien ne te prépare jamais réellement à perdre un proche par suicide.
Même pas les tentatives.
Même pas les années d’idées suicidaires.
Une partie de toi continue toujours de croire qu’il s’en sortira. Jusqu’au jour...
La mort peut être traumatisante
Il y a parfois des images ou des détails sur les tout derniers moments de ton être cher que tu n’aurais jamais voulu savoir...
...et que tu ne pourras jamais “dé-savoir”.
Tu te retrouves à essayer de mettre du sens sur quelque chose que ton esprit n’était jamais sensé devoir intégrer.
La culpabilité peut être sans relâche
Pourquoi je n’ai pas pu faire plus ?
Qu’est-ce que je n’ai pas vu ?
Pourquoi je ne me suis pas rendu compte ?
Comment j’aurais pu changer le cours de l’histoire ?
Qu’est-ce qui a fait qu’il ne se soit pas tourné vers moi pour trouver de l’aide ?
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
On sait, logiquement, que l’on n’est pas responsable des actes des autres. Mais le deuil ne fonctionne pas toujours selon la logique.
Le stigma social
Les gens ne savent pas quoi dire.
Parfois, la cause de la mort devient quelque chose que tu évites de mentionner parce que tu ne souhaites pas mettre les gens mal à l’aise.
Alors tu portes ce poids en silence.
Et ce silence se transforme parfois en une immense solitude.
Tu sens tout en même temps
Le coeur brisé.
la colère.
La tristesse.
L’abandon.
Le rejet.
L’amour.
La culpabilité.
La confusion.
Et j’en passe. Parfois tout en même temps, parfois dans le désordre. Parfois, le deuil c’est se sentir incapable de se lever le matin. D’autres fois, c’est une sensation constante de crainte que quelque chose de terrible va arriver à nouveau.
Tu passes chaque souvenir au peigne fin
Tu repasses tout en revue.
Les conversations avec cette personne. Les photos. Les interactions.
Les choses qu’elle a dites il y a des années.
Tu deviens un(e) détective qui cherche l’indice à côté duquel tu serais passé(e).
Est-ce qu’elle était vraiment heureuse ?
Qu’est-ce que je n’ai pas vu ?
Comment ai-je pu me tromper à ce point ?
Tu commences à questionner cette histoire que tu pensais connaître par coeur.
La décision
Ton esprit reste parfois bloqué sur le fait que ton être cher a pris la décision de mettre fin à ses jours.
Même si tu comprends que les pensées suicidaires proviennent d’une souffrance psychologique absolument écrasante, et que le passage à l’acte est en fin de compte “un non-choix”, le mot “décision” peut parfois rester trop présent.
Et ça, ça peut modifier complètement ta perception de la sécurité. Tu peux craindre de ne pas te rendre compte de la profondeur de la souffrance des autres.
Les pensées suicidaires ne sont pas toujours visibles
Il n’existe pas de machine qui puisse les détecter, malheureusement.
Pas de signe avant-coureur.
Aucune garantie de savoir avec certitude ce que chacun porte à l’intérieur.
De nombreuses personnes cachent à leurs proches leurs idées suicidaires. Certaines excellent même dans l’art de la dissimulation.
Et c’est une des choses les plus difficiles à vivre pour les survivants.
La liste des “Et si” ne termine jamais
Tu ne fais pas que deuiller la personne.
Tu deuilles aussi tout ce que vous étiez censés vivre ensemble.
Les anniversaires. Les conversations. Les grandes étapes de la vie.
Les journées ordinaires que tu pensais avoir avec elle.
Et si elle était encore là ?
Et si elle s’était donné un temps de plus ?
Et si j’avais pu l’en empêcher ?
Aucune réponse.
Que des questions.
Ça change qui tu es
Personne ne parle vraiment de la transformation de ton identité.
De passer de “J’ai un frère” à “J’avais un frère. Il est mort.”
Soudain, le statut que tu avais du fait de cette personne (soeur, mère, époux...) devient quelque chose que tu es amenée à expliquer aux gens.
Tout en sachant que la réponse les mettra certainement mal à l’aise.
Mais c’est TA réalité.
Si tu as perdu un proche par suicide, je te vois et tu n’es pas seul(e).
Tu ne fais pas “mal” ton deuil, tu deuilles, point. Tu n’es pas censé(e) mettre du sens sur tout ça, là maintenant.
Tu n’as pas à mesurer ton chagrin parce qu’il met les autres mal à l’aise.
Tu n’as pas à porter seul(e) le poids du silence.
Je t’accompagne, en présence sur Millau et le sud aveyron, et en ligne partout ailleurs, pour mieux comprendre ce que tu traverses et retrouver un peu d’apaisement et de sérénité sur ton chemin de deuil.
Clique sur le bouton ci-dessous pour solliciter ton appel découverte.