Colère et deuil chez l'enfant : 9 activités pour libérer le trop-plein d'émotions !
On me demande souvent
“Qu’est-ce que je peux faire pour aider mon enfant - ou adolescent - endeuillé qui a tant de colère ou un trop-plein d’émotions bloquées à l’intérieur de lui ?”
Il n’est pas rare que les enfants ou les jeunes sentent de la colère quand ils traversent une perte significative.
La colère est saine et fait tellement sens dans un processus de deuil. Elle vient nous dire “Ce qui m’arrive n’est pas juste”. Souvent, la colère est la pointe de l’iceberg d’un tas d’autres émotions qui sont là, elles aussi, en-dessous. Quand elle bout à l’intérieur, c’est qu’elle réclame un moyen de sortir.
Voici 9 de mes activités favorites pour inviter cette colère à sortir d’une manière saine, soutenante et thérapeutique :
1. Créer des volcans
Crée un volcan à base de pâte à modeler ou d’argile...
Ajoute quelques cuillerées de bicarbonate de soude tout en nommant ce qui alimente ta colère, ton stress, tes angoisses...
Quand le cratère est plein, ajoute du vinaigre et regarde cette ÉRUPTION !!!
2. Le chamboule-tout
Construis un chamboule-tout avec des boîtes de conserve ou des verres en plastique ou en carton...
Prends une balle en mousse ou fais-en une en enroulant une chaussette, puis pense ou dis à voix haute ce qui te rend en colère.
Prêt(e) ? 3... 2... 1...
Lance la balle et détruis la pyramide !
3. Le tir à la cible
Prends une graaaande feuille de papier.
Dessine ou écris dessus toutes les choses que tu sens trop lourdes, stressantes, difficiles, ou qui te rendent en colère.
Accroche la feuille au mur (de préférence dehors ou à une endroit qui peut être mouillé sans problème).
Trempe du papier toilette dans de l’eau pour faire des munitions et tire sur ta cible !
4. Les ballons d’eau
On fait comme dans l’activité précédente... mais au lieu du papier toilette, on utilise des ballons remplis d’eau.
5. La tour de blocs
Crée une tour de blocs de type duplo avec l’idée et l’intention de la détruire une fois qu’elle sera terminée.
Parfois ça fait du bien de détruire après avoir créé, alors met toute cette boule d’énergie dans ta création... et sa destruction !
6. Casser une assiette (ou autre)
Parfois tu es tellement énervé(e) que t’as juste envie de casser quelque chose. Peut-être que tu as déjà eu envie de taper dans les murs?
Dans certaines villes, les plus grands (grands enfants / ados) peuvent accéder à des salles de démolition (rage rooms) pour se défouler et casser des objets.
Pour les plus jeunes (sous supervision d’un adulte) il est possible de casser des choses comme un pot de fleur ou une assiette, dans un sac en plastique fermé.
7. Le papier bulles
Attrape un bon gros morceau de papier bulles et éclate les bulles.
8. Déchirer du papier
Écris ou dessine sur une feuille les choses qui t’énervent, que tu as du mal à supporter ou qui te stressent, puis déchire la feuille en tout petits bouts.
Tu peux même ensuite jeter les petits bouts dans l’air comme tu ferais avec des boules de neige !
9. La boîte à cris
Fabrique une boîte à cris en décorant une vieille boîte de céréales. Remplis-la de papier journal, tu peux même ajouter un tube de rouleau de sopalin sur la partie supérieure pour y crier dedans.
Alternative : crier dans la nature, dans ton oreiller, sous l’eau dans la piscine...
Et toi, comment tu accueilles la colère de ton enfant ?.
Tu te sens démuni(e) face à son deuil ? Et si on en parlait ensemble ? :)
Tu peux laisser ton témoignage en commentaires, je suis sûre qu’il sera précieux pour les autres personnes qui traversent les mêmes situations.
Si tu sens que tu as besoin de soutien, sache que j’accompagne le deuil infantile et les parents d’enfants endeuillés sur Millau et les alentours. J’accompagne le deuil infantile à distance, en ligne, et les parents afin de leur donner les outils qui leur permettent de comprendre un enfant en deuil et l’accompagner avec douceur au quotidien.
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La colère est une des réactions les plus fréquentes chez l'enfant en deuil, même si elle surprend souvent les parents. Elle peut exprimer un sentiment d'injustice, la peur d'être abandonné, ou simplement l'incapacité à mettre des mots sur une douleur trop grande. Chez l'enfant, l'émotion sort par le corps avant de sortir par les mots : la colère est souvent la traduction physique d'un chagrin qu'il ne sait pas encore nommer.
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Dès 3-4 ans, un enfant peut commencer à extérioriser ses émotions à travers le jeu, le dessin ou le mouvement. Les activités doivent simplement être adaptées à son âge : plus sensorielles et physiques pour les tout-petits, plus symboliques ou verbales à mesure qu'il grandit. L'essentiel n'est pas l'âge exact, mais d'observer ce qui vibre chez lui.
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Des crises fréquentes dans les semaines ou premiers mois qui suivent un décès font partie du processus normal de deuil. Elles deviennent un signal à surveiller si elles s'intensifient avec le temps au lieu de s'apaiser, si elles s'accompagnent de violence envers lui-même ou autrui, ou si elles s'installent durablement sans aucun moment de répit. Dans ce cas, un accompagnement spécialisé peut l'aider à traverser cette étape.
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Il n'existe pas de durée universelle : chaque enfant traverse son deuil à son rythme, et la colère peut réapparaître par vagues, parfois plusieurs mois ou années après le décès, notamment lors de dates anniversaires ou de nouvelles étapes de vie. Le deuil de l'enfant n'est pas linéaire, il évolue avec sa compréhension grandissante de la mort.
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Un accompagnement professionnel est recommandé si la colère s'accompagne d'un repli important, de troubles du sommeil ou de l'alimentation persistants, d'un sentiment de culpabilité envahissant, ou si tu te sens toi-même démuni·e face à ses émotions. Il n'est jamais trop tôt pour se faire accompagner : cela permet aussi de donner à l'enfant un espace neutre, en dehors du cercle familial, pour déposer ce qu'il vit.